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Guide par Pays · France

Résidence fiscale en France

Dernière mise à jour

Jusqu'à 45 % d'IR, plus les prélèvements sociaux, plus l'IFI sur le patrimoine immobilier. Le régime des impatriés offre un allègement. Mais le test de résidence à quatre critères de la France est l'un des plus larges d'Europe — et il ne repose pas uniquement sur les 183 jours.

Vue panoramique de la France avec son paysage et son architecture caractéristiques

Données rapides · France

  • Impôt sur le Revenu (IR) 0–45 % (+ surtaxe 3–4 %)
  • Seuil de résidence 4 critères (pas seulement 183 jours)
  • Régime clé Impatriés · exonération 30 %
  • Impôt sur les sociétés (IS) 25 %
  • TVA 20 %
  • Réseau de conventions 120+ CDI (très étendu)

Où elle se situe

La deuxième économie d'Europe — avec l'un des tests de résidence les plus étendus au monde.

La France attire les professionnels grâce au régime des impatriés et au Passeport Talent, et s'appuie sur plus de 120 conventions de double imposition. La DGFiP surveille avec quatre critères, et non un seul, et dispose d'une fenêtre de contrôle de 10 ans.

BELGIQUE IR max. 50 % ALLEMAGNE IR max. 45 % FRANCE IR max. 45 % + surtaxe 4 % · Régime impatriés : exonération 30 % Système du quotient familial · IFI sur le patrimoine immobilier au-dessus de 1,3 M EUR ESPAGNE · Max. 47 % SUISSE · Max. ~40 %
  • Taux maximum

    45 % d'impôt sur le revenu

    Cinq tranches progressives de 0 % à 45 % par part du quotient, plus une surtaxe (CEHR) de 3–4 % sur les hauts revenus au-dessus de 250 K EUR.

  • Impatriés

    Exonération 30 %, 8 ans

    Exonération forfaitaire de 30 % sur le salaire et 50 % sur les revenus de placement de source étrangère pour les salariés éligibles recrutés de l'étranger, pendant 8 ans maximum.

  • Conventions

    120+ CDI

    L'un des réseaux de conventions de double imposition les plus étendus au monde, couvrant toutes les grandes économies et le cadre d'échange automatique CRS.

  • Le test

    4 critères indépendants

    Foyer, lieu de séjour principal, activité professionnelle ou intérêts économiques — remplir un seul critère fait de vous un résident fiscal français. Aucun refuge fondé uniquement sur les 183 jours.

  • Revenus du capital

    PFU forfaitaire 30 %

    Le Prélèvement Forfaitaire Unique : 12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur les dividendes, intérêts et plus-values. Passera à 31,4 % sur certains revenus en 2026.

  • UE

    Membre à part entière

    Espace Schengen, zone euro, réglementation UE complète et échange automatique CRS avec plus de 100 pays. Exonération De Ruyter pour les affiliés UE sur les prélèvements sociaux.

Voies d'accès

Résidence & régimes fiscaux

La France propose le régime des impatriés pour les salariés recrutés à l'étranger et le Passeport Talent pour les professionnels qualifiés. Le régime qui vous correspond détermine le montant de votre impôt dès le premier jour.

  • Art. 155 B CGI

    Régime des impatriés

    Exonération forfaitaire de 30 % sur la rémunération nette totale (sans ventilation nécessaire), plus une exonération de 50 % sur les dividendes, intérêts et plus-values de source étrangère, plus une exonération pour les jours travaillés à l'étranger (plafonnée à 50 % de la rémunération). Durée : jusqu'à 8 ans. Vous ne devez pas avoir été résident fiscal en France au cours des 5 années civiles précédentes. Vous devez être recruté directement depuis l'étranger ou transféré au sein du même groupe. Salariés uniquement — les travailleurs indépendants ne sont pas éligibles.

  • Titre pluriannuel

    Passeport Talent

    Titre de séjour de 4 ans maximum sur 10 catégories : salariés qualifiés (salaire ≥ 39 582 EUR/an), Carte Bleue UE (≥ 59 373 EUR/an), entrepreneurs (investissement de 30 K EUR + master ou 5 ans d'expérience), chercheurs, investisseurs, etc. Les membres de la famille reçoivent automatiquement des titres pluriannuels. Cumulable avec le régime des impatriés si toutes les conditions sont remplies.

  • Régime général

    Résidence ordinaire

    Le régime par défaut pour les résidents ne remplissant pas les conditions du régime des impatriés. IR progressif de 0 % à 45 % par part du quotient familial, surtaxe de 3 % au-dessus de 250 K EUR / 4 % au-dessus de 500 K EUR (célibataire), nouveau taux minimum effectif CDHR de 20 % au-dessus de 250 K EUR (revenus 2025). Prélèvements sociaux : 9,7 % sur les revenus du travail, 17,2 % sur les revenus du capital. Imposition sur le revenu mondial. IFI sur le patrimoine immobilier au-dessus de 1,3 M EUR. Formulaire 3916 pour tous les comptes à l'étranger.

  • Non-résident

    Fiscalité des non-résidents

    Pour les personnes percevant des revenus de source française sans être résidents fiscaux. Taux minimum : 20 % sur les revenus jusqu'à 29 579 EUR par part, 30 % au-dessus. Option d'application du « taux moyen » si le revenu mondial aboutit à un taux effectif inférieur. L'IFI s'applique aux biens immobiliers français des non-résidents. Prélèvements sociaux : 7,5 % seulement (prélèvement de solidarité) pour les résidents UE/EEE.

Les chiffres

Taux d'imposition

L'IR progressif de la France est calculé par « part » du foyer selon le système du quotient familial. Les prélèvements sociaux s'ajoutent en sus, faisant de la charge combinée l'une des plus élevées d'Europe.

Le revenu général est imposé selon cinq tranches progressives par part du foyer : 0 % jusqu'à 11 600 EUR, 11 % jusqu'à 29 579 EUR, 30 % jusqu'à 84 577 EUR, 41 % jusqu'à 181 917 EUR, et un taux maximum de 45 % au-dessus de 181 917 EUR. Une surtaxe sur les hauts revenus (CEHR) ajoute 3 % au-dessus de 250 000 EUR et 4 % au-dessus de 500 000 EUR pour les célibataires.

En plus de l'IR, les résidents français acquittent des prélèvements sociaux : 9,7 % sur les revenus du travail (CSG 9,2 % + CRDS 0,5 %) et 17,2 % sur les revenus du capital — passant à 18,6 % sur certains types de revenus en 2026. Pour les revenus de 2025, une nouvelle contribution CDHR garantit un taux effectif minimum de 20 % pour les revenus supérieurs à 250 000 EUR. Le système du quotient familial divise le revenu du foyer par un nombre de parts (1 par adulte, 0,5 par enfant, 1 à partir du 3e enfant) avant d'appliquer le barème — ce qui réduit sensiblement le taux effectif pour les familles.

Les revenus du capital sont imposés au PFU forfaitaire de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux) sur les dividendes, intérêts et plus-values. L'exonération de 30 % sur le salaire du régime des impatriés ramène le taux effectif à environ 31,5 % sur la rémunération totale — soit à peu près la moitié du taux marginal maximum — pendant 8 ans maximum.

L'IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) est un impôt sur le patrimoine immobilier avec des taux progressifs de 0,50 % à 1,50 % sur le patrimoine immobilier net au-dessus de 1 300 000 EUR. Il s'applique aux résidents sur le patrimoine immobilier mondial et aux non-résidents sur les biens français. La résidence principale bénéficie d'un abattement de 30 % ; les biens professionnels sont exonérés.

Taux marginal maximum de l'IR : la France face à ses voisins

Impatriés (~effectif)
~31,5 %*
France
45 %
Belgique
50 %
Allemagne
45 %
Espagne
47 %
Andorre
10 %

*Taux effectif des impatriés : 45 % sur 70 % du salaire (30 % exonéré). Prélèvements sociaux et surtaxe non inclus. Taux pour 2025–2026.

Le seuil

Le test des quatre critères (art. 4 B CGI), et pourquoi les 183 jours ne suffisent pas

La France applique quatre critères indépendants. Remplir un seul critère fait de vous un résident fiscal français — et contrairement à l'Espagne ou à Andorre, vous pouvez être résident sans même passer 183 jours sur le territoire français.

  • Critère 1

    Foyer (domicile familial)

    L'endroit où vous et votre famille résidez habituellement. La présence du conjoint et des enfants en France constitue une preuve solide, mais le domicile habituel d'une personne seule remplit également ce critère. C'est le critère principal qu'utilise la DGFiP — et il ne comporte aucune condition de durée minimale de présence.

  • Critère 2

    Lieu de séjour principal (183 jours)

    Si votre lieu de séjour principal est en France — c'est-à-dire que vous y passez plus de temps que dans tout autre pays — vous êtes résident. Le seuil de 183 jours est un indicateur solide, mais l'administration analyse le schéma général des séjours.

  • Critère 3

    Activité professionnelle

    Si vous exercez votre activité professionnelle principale en France, que ce soit en tant que salarié ou indépendant, vous êtes résident. Les activités accessoires ou secondaires ne déclenchent pas ce critère. L'activité doit être principale, pas simplement présente.

  • Critère 4

    Centre des intérêts économiques

    Si la France est l'endroit où se trouvent vos principaux placements, où vos entreprises ont leur siège ou où vous percevez la majeure partie de vos revenus, vous êtes résident. Ce critère s'applique même si vous êtes physiquement ailleurs la majeure partie de l'année.

La France ne se fonde pas uniquement sur les 183 jours. C'est la différence la plus marquée avec la plupart de ses voisins. Si votre domicile familial, votre activité professionnelle principale ou le centre de vos intérêts économiques est en France, vous êtes résident — indépendamment de votre présence physique. Le seul critère du foyer peut vous revendiquer même si vous êtes à l'étranger 300 jours par an.

Modification de 2025 : les conventions prévalent explicitement sur le droit interne. L'article 4 B a été modifié (Loi n° 2025-127) pour codifier que les personnes satisfaisant aux quatre critères internes peuvent néanmoins ne pas être considérées comme résidents fiscaux français si la convention de double imposition applicable attribue la résidence à l'autre pays. Les règles de départage des conventions prévalent désormais — mais vous devez les invoquer expressément et documenter la résidence alternative.

Comment la DGFiP surveille

La Direction Générale des Finances Publiques utilise l'échange de données CRS, les déclarations de comptes à l'étranger, la surveillance des réseaux sociaux et un délai de prescription étendu à 10 ans pour les fausses déclarations de résidence. Le test à quatre critères lui offre de multiples angles d'attaque.

Ce que voit la DGFiP

  • Échange automatique CRS — données financières en provenance de plus de 100 pays : comptes à l'étranger, placements et contrats d'assurance communiqués automatiquement à la DGFiP.
  • Formulaire 3916 non déposé — chaque compte à l'étranger non déclaré représente une amende de 1 500 EUR par an, 10 000 EUR dans les juridictions non coopératives, indépendamment des revenus.
  • Données des réseaux sociaux (depuis 2020) — la DGFiP est autorisée à utiliser les publications publiques sur les réseaux sociaux pour détecter les incohérences entre revenus et niveau de vie, et les contradictions avec la résidence déclarée.
  • Délai de prescription de 10 ans — la Loi de Finances 2025 a étendu le délai de prescription à 10 ans pour les fausses déclarations de résidence fiscale à l'étranger, doublant ainsi la fenêtre standard.

Ce que vous pouvez prouver

  • Un registre certifié indiquant où vous étiez réellement, jour après jour, qu'une autorité fiscale peut vérifier de façon indépendante.
  • La preuve que votre foyer et votre lieu de séjour principal étaient véritablement ailleurs — non pas une simple déclaration, mais un registre de présence certifié au quotidien.
  • Une documentation qui répond à la fenêtre étendue de 10 ans — une présence certifiée continue à l'étranger comble le vide sur lequel s'appuie la DGFiP.
  • Un registre de présence qui fait passer le débat de votre parole à des preuves vérifiables et recevables en justice.

Les quatre critères donnent à la France quatre façons de vous revendiquer. ResidenceSafe vous donne quatre façons de répondre.

Déclarations & risques

Ce qui peut mal tourner

Les critères de résidence étendus de la France, sa structure fiscale élaborée et sa politique de contrôle agressive créent de multiples pièges pour l'expatrié non préparé.

  • Sortie

    Exit tax (art. 167 bis CGI)

    Vous quittez la France après 6 ans ou plus de résidence ? Si vos valeurs mobilières dépassent 800 000 EUR ou si vous détenez une participation de 50 % ou plus dans une société, la France impose vos plus-values latentes. Les transferts vers l'UE/EEE bénéficient d'un sursis automatique. Les transferts hors UE nécessitent des garanties bancaires. L'obligation s'éteint après 15 ans. Des déclarations annuelles de suivi (formulaire 2074-ETS) sont requises pendant le sursis.

  • Périmètre

    Revenu mondial + prélèvements sociaux

    Les résidents en France sont imposés sur leur revenu mondial. En plus de l'IR, les prélèvements sociaux de 17,2 % frappent tous les revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values, loyers). De nombreux expatriés sous-estiment la charge combinée.

  • Piège

    Le piège du foyer

    Votre famille vit en France mais vous travaillez à l'étranger ? Le critère du foyer implique que la France vous considère comme résident indépendamment des jours passés. Maintenir un domicile familial en France tout en déclarant la non-résidence est extrêmement difficile à défendre.

  • Déclaration

    Comptes à l'étranger non déclarés

    1 500 EUR par compte et par an de non-déclaration, même si le compte n'a généré aucun revenu. Dans les juridictions non coopératives : 10 000 EUR par compte et par an. Plus une majoration de 80 % sur tout revenu dissimulé. Le formulaire 3916 est obligatoire et distinct de la déclaration de revenus.

  • Patrimoine

    IFI, impôt sur la fortune immobilière

    Un patrimoine immobilier net supérieur à 1,3 M EUR déclenche l'IFI (de 0,5 % à 1,5 %). Il s'applique aux résidents sur le patrimoine immobilier mondial et aux non-résidents sur les biens français. Les biens professionnels et un abattement de 30 % sur la résidence principale sont les principales exonérations.

  • Nouveau 2025

    Taux minimum CDHR

    Pour les revenus de 2025, une nouvelle contribution différentielle (CDHR) garantit un taux effectif minimum de 20 % pour les revenus supérieurs à 250 K EUR (célibataire) ou 500 K EUR (couple). Un acompte de 95 % était dû en décembre 2025, avec une pénalité de 20 % en cas de non-paiement.

Votre solution

Comment ResidenceSafe vous aide en France

Des outils conçus pour les résidents qui naviguent le test à quatre critères de la France, ou qui se défendent contre des réclamations injustifiées de la DGFiP.

  • Suivre

    Suivi de présence selon plusieurs critères

    Contrôlez non seulement les jours, mais le schéma de vos séjours. Alertes intelligentes pour le seuil des 183 jours et les critères généraux du foyer et du séjour principal. Sachez exactement où vous en êtes vis-à-vis de chacun des quatre tests indépendants de la France.

  • Certifier

    Preuves certifiées pour la DGFiP

    Constituez des registres certifiés sur blockchain de votre présence physique. Chaque check-in est vérifié biométriquement, géolocalisé et horodaté conformément à eIDAS 2.

  • Se défendre

    Contester les réclamations transfrontalières

    Vous avez quitté la France pour Andorre, la Suisse ou le Portugal ? Prouvez que vous êtes réellement parti. Les registres certifiés de présence servent de défense face au délai de prescription étendu à 10 ans de la DGFiP.

  • Rapporter

    Rapports eIDAS 2 en quatre langues

    Rapports certifiés de présence en français, anglais, espagnol ou catalan — documentation juridiquement reconnue pour les audits de la DGFiP et les litiges de départage au titre des CDI.

  • Exit tax

    Soutien pour le sursis de l'exit tax

    Prouvez une réinstallation véritable à l'étranger avec une présence certifiée continue. Documentation essentielle pour maintenir votre statut de sursis pendant la période de suivi de 15 ans.

Calendrier

Dates fiscales clés

L'exercice fiscal en France va du 1er janvier au 31 décembre. La déclaration en ligne s'ouvre à la mi-avril avec des dates limites échelonnées par département.

  1. Mi-avr. Ouverture du portail de déclaration en ligne sur impots.gouv.fr ; formulaire 3916/3916-bis (comptes à l'étranger) joint à la déclaration de revenus
  2. Fin mai Date limite pour les départements 01–19 et les non-résidents (Zone 1)
  3. Début juin Date limite pour les départements 20–54 (Zone 2)
  4. Mi-juin Date limite pour les départements 55–976 (Zone 3)
  5. 15 sep. Date limite de déclaration et de paiement de l'IFI (impôt sur la fortune immobilière)
  6. 15 déc. Acompte CDHR (95 %) pour les revenus supérieurs à 250 K EUR (nouveau depuis 2025) ; pénalité de 20 % en cas de non-paiement

FAQ

Questions fréquentes

Comment la France détermine-t-elle la résidence fiscale ?

La France applique quatre critères indépendants selon l'article 4 B du Code Général des Impôts. Vous êtes résident fiscal si vous en remplissez un seul : (1) votre foyer (domicile familial) est en France, (2) votre lieu de séjour principal est en France, (3) vous exercez votre activité professionnelle principale en France, ou (4) le centre de vos intérêts économiques est en France. Contrairement à de nombreux pays, la France ne se fonde pas uniquement sur la règle des 183 jours. Le critère du foyer est le critère principal.

Qu'est-ce que le régime des impatriés et qui peut en bénéficier ?

Le régime des impatriés (article 155 B CGI) offre des exonérations fiscales aux salariés recrutés à l'étranger pour travailler en France. Les avantages comprennent une exonération forfaitaire de 30 % sur la rémunération totale, une exonération de 50 % sur les revenus de placement de source étrangère et une exonération pour les jours travaillés à l'étranger. La durée est de 8 ans maximum. Vous ne devez pas avoir été résident fiscal en France au cours des 5 années civiles précédentes et devez être recruté directement depuis l'étranger par un employeur français ou transféré au sein du même groupe. Les travailleurs indépendants ne peuvent pas en bénéficier.

Qu'est-ce que le prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital ?

Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) est un prélèvement de 30 % sur les revenus du capital, composé de 12,8 % d'impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux. Il s'applique aux dividendes, intérêts et plus-values de valeurs mobilières. Les contribuables peuvent opter pour le barème progressif de l'IR, avec un abattement de 40 % sur les dividendes éligibles. À compter de 2026, les prélèvements sociaux sur les intérêts et certains revenus du capital passeront de 17,2 % à 18,6 %, portant le prélèvement effectif à 31,4 % dans ces catégories.

La France a-t-elle un exit tax ?

Oui. En vertu de l'article 167 bis CGI, les personnes ayant été résidents fiscaux en France pendant au moins 6 des 10 dernières années sont soumises à un impôt sur les plus-values latentes au moment du départ, si elles détiennent des valeurs mobilières d'une valeur supérieure à 800 000 EUR ou une participation de 50 % ou plus dans une société. Les transferts vers des pays de l'UE/EEE bénéficient d'un sursis automatique. Les transferts hors UE nécessitent des garanties bancaires. L'obligation s'éteint après 15 ans d'absence sans fait générateur. Des déclarations annuelles de suivi (formulaire 2074-ETS) sont requises pendant la période de sursis.

Qu'est-ce que l'IFI et qui le paie ?

L'IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) est l'impôt sur le patrimoine immobilier en France. Il s'applique aux personnes dont le patrimoine immobilier net dépasse 1 300 000 EUR au 1er janvier. Les taux sont progressifs, de 0,50 % à 1,50 %. Il frappe les biens détenus directement et indirectement (y compris via des sociétés) dans le monde entier pour les résidents, et uniquement les biens français pour les non-résidents. Les actifs financiers, les biens professionnels et la résidence principale (avec un abattement de 30 %) sont exclus ou réduits.

Dois-je déclarer mes comptes bancaires à l'étranger aux autorités fiscales françaises ?

Oui. Les résidents fiscaux en France doivent déclarer tout compte bancaire, compte d'épargne, compte de placement, contrat d'assurance vie et compte d'actifs numériques détenus à l'étranger, au moyen du formulaire 3916 (ou 3916-bis pour les comptes de cryptomonnaies). Les sanctions pour non-déclaration s'élèvent à 1 500 EUR par compte et par an dans les pays avec accords de coopération fiscale, et à 10 000 EUR par compte et par an dans les juridictions non coopératives. Cette obligation s'applique même si le compte n'a généré aucun revenu. La déclaration est jointe à la déclaration annuelle de l'IR.

Sources. Fondé sur les sources officielles telles qu'en vigueur en février 2026 : Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP), Art. 4 B CGI (critères de résidence fiscale), Art. 155 B CGI (régime des impatriés), Service-Public.fr, France-Visas (Passeport Talent).

Avertissement. Ce guide est fourni à titre d'information générale uniquement. Les lois fiscales, les conditions de visa et les règles de résidence en France évoluent fréquemment — les Lois de Finances 2025 et 2026 ont introduit des changements significatifs, notamment le taux minimum CDHR et l'augmentation des prélèvements sociaux. Ce contenu ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou en matière d'immigration. Consultez toujours un professionnel qualifié pour votre situation spécifique.

La DGFiP dispose de quatre façons de vous revendiquer. ResidenceSafe vous en donne quatre pour répondre.

Constituez votre registre certifié de présence dès le premier jour. Vous ne pouvez pas revenir en arrière pour remplir les jours déjà passés.

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